Crime contre la paix définition : terme donné à une guerre d'agression (non défensive) contraire à la Charte des Nations unies. Dans le droit international, cela est supposé être le crime suprême.
La Charte accorde au Conseil de sécurité de l'ONU le droit de mener une guerre uniquement pour rétablir la paix et la sécurité internationale. Un pays a évidemment le droit normal de se défendre, sans plus, mais doit alors demander à l'ONU d'intervenir pour mettre fin au conflit.Les plans d'agression de l'administration Bush sont une violation absolue de la Charte des Nations unies; même si le Conseil de sécurité de l'ONU faisait l'erreur de donner son aval [en rétrospective ce ne fut pas le cas finalement]. En effet, l'Irak n'a proféré aucune menace contre un pays quelconque et n'est guère menaçant; ce pays est déjà écrasé après plus de 12 années de sanctions économiques punitives des plus inhumaines. Le gouvernement des États-Unis, quant à lui, profère non seulement de graves menaces, mais ce dernier se prépare à très bientôt lancer une invasion massive...
En somme, il ne s'agit aucunement d'une guerre défensive ni même préventive, mais d'une pure guerre d'invasion pour des raisons propres aux intérêts états-uniens: un Crime contre la paix qui menace la paix et la sécurité mondiale.
Crime contre l'humanité définition : violations massives et systématiques des droits humains fondamentaux. Exemples: torture ou meurtres planifiés et organisés. Ce terme du Droit international humanitaire est surtout utilisé lorsque les violations sont appliquées par un système politique ou sous les ordres d'une autorité.
Il est important de mentionner que le fait d'inciter autrui à violer massivement les droits humains fondamentaux peut aussi être en Crime contre l'humanité. Les citoyen-nes et soldat-es ont le devoir de ne pas se faire complice: le fait d'obéir aux ordres ou à des lois nationales n'est pas une défense valable lorsqu'une personne est accusée de complicité pour des crimes contre l'humanité ou des crimes de guerre.Actuellement, le peuple irakien a besoin d'aide humanitaire d'urgence et les gens en Irak nous supplient de lever les sanctions économiques actuelles. Des expert-es, dont des agences humanitaires qui connaissent la situation en Irak, évaluent qu'une attaque contre Bagdad causerait la mort d'entre 100,000 et 500,000 êtres humains, dont la très grande majorité seront des civils [lire: nous parlons ici de décès prématurés liés à la crise humanitaire]. En effet, l'armée des États-Unis a l'horrible tendance à détruire les infrastructures civiles nécessaires à la vie et l'Histoire nous démontre que George W. Bush fait peu de cas de la reconstruction (voir l'Afghanistan) et que l'ONU n'a pas les moyens pour agir efficacement.
Sous les ordres de «l'Empereur Bush II», l'armée états-unienne risque d'ignorer totalement le Droit international humanitaire qui exige un minimum de retenue vis-à-vis des populations civiles. Ainsi, en plus des dizaines de milliers de personnes qui seraient tuées par l'invasion, une famine et un manque fatal d'eau sont ce qui attend les Irakien-nes; d'où les estimations affirmant que des centaines de milliers de gens risquent la mort.
Notons que non seulement des millions de gens vivent à Bagdad, mais les gens en Irak sont déjà actuellement dans une situation humanitaire pénible et fragile. Le tout serait fait sans l'appui du peuple irakien: plusieurs se sentent le devoir de résister à une invasion, surtout de la part d'un pays qui leur fait la guerre depuis 1990.
[ c'est une question complexe, mais
nous résumons notre compréhension de la perspective populaire irakienne ici.]
Les plans de guerre d'agression et d'invasion sont atrocement irresponsables et inhumains car, dans le contexte actuel, il est clairement prévisible que celle-ci provoquerait des centaines de milliers de décès et une destruction massive de Bagdad, alors que plusieurs autres approches sont tout à fait possibles.*
L'administration Bush est en train d'ordonner une guerre impérialiste, un Crime contre la paix et un Crime contre l'humanité.
[ En rétrospective, la population et les soldats ont eu la sagesse de ne pas résister directement à l'invasion, surtout pour laisser tomber le régime de Saddam Hussein, pour ensuite exiger le départ des troupes américaines. La suite est plutôt un choas horrible, que les expert-es pouvaient prévoir, si Bush avait écouté. - Michaël Lessard]